Pourquoi le musée s'appelle « l'Orangerie »

1852 : une serre pour les orangers
Sous Napoléon III, le jardin des Tuileries a besoin d'un abri d'hiver pour ses orangers en caisse. Firmin Bourgeois dessine un long bâtiment de pierre et de verre, côté Seine, qu'on monte en quatre mois. La façade sud, entièrement vitrée, prend le soleil ; la façade nord, aveugle, protège du froid. C'est un bâtiment utilitaire, et cette simplicité explique qu'on ait pu le vider et le refaire si souvent.
1927 : les Nymphéas
Après le don de Monet en 1922, l'architecte Camille Lefèvre installe dans l'ancienne serre deux salles ovales enchaînées, orientées est-ouest, éclairées par le haut. L'inauguration a lieu le 17 mai 1927. Monet est mort en décembre 1926. Ce que sont ces panneaux et comment les regarder, c'est sur les Nymphéas de Monet.
Les années 1930 : une galerie d'exposition
Le bâtiment devient un lieu d'expositions temporaires. Une rétrospective Rubens y attire un million de visiteurs en 1936, un chiffre qui en dit long sur le Paris de l'époque. Les Nymphéas, eux, restent en place, parfois dans une indifférence relative.
1959-1966 : la collection Walter-Guillaume
Paul Guillaume, marchand d'art mort en 1934, avait rassemblé Renoir, Cézanne, Derain, Soutine, Picasso, Matisse, Modigliani. Sa veuve Domenica épouse l'industriel Jean Walter et négocie avec l'État, qui achète l'ensemble entre 1959 et 1963. La collection est présentée au public en 1966. Les 146 tableaux et leurs auteurs sont détaillés sur les artistes exposés.
2000-2006 : la rénovation
L'architecte Olivier Brochet ferme le musée six ans. Il rend aux Nymphéas la lumière naturelle du plafond, que des aménagements antérieurs avaient couverte, et il creuse sous le bâtiment 1 300 m² de galeries pour installer la collection au niveau -2. Le musée rouvre le 17 mai 2006, jour anniversaire de 1927. Depuis 2010, il est rattaché administrativement au musée d'Orsay, ce qui explique le billet jumelé décrit sur Orsay ou Orangerie.
Ce qui marche
- Un bâtiment lisible : une serre, deux ovales, un sous-sol
- Une lumière du jour qui fait partie de l'œuvre
- Deux collections qui se répondent à deux étages d'écart
- Une façade sud que l'on voit en arrivant par le jardin
À savoir
- Les orangers ne sont plus là, ne les cherchez pas
- Le Jeu de Paume, en face, est le bâtiment jumeau, mais un autre musée
- Le musée est fermé le mardi, comme il l'est depuis longtemps
- Rien de l'histoire n'est raconté sur les murs : un guide y pourvoit
Arrivez par le jardin des Tuileries plutôt que par la Concorde : vous verrez la façade sud vitrée de Bourgeois avant d'entrer, et vous comprendrez le nom sans lire ce texte. L'accès est décrit sur y aller en métro.
Visiter aujourd'hui
Ce qui reste de l'orangerie, c'est le volume et la lumière. Pour le voir tranquille, réservez le premier créneau du matin. Ce que le billet comprend est sur tous les billets.
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Questions fréquentes
Qui a construit le musée de l'Orangerie ?
L'architecte Firmin Bourgeois, en 1852, sous Napoléon III, pour abriter les orangers du jardin des Tuileries. Ce qu'on y voit aujourd'hui est sur que voir à l'Orangerie.
Depuis quand les Nymphéas sont-ils à l'Orangerie ?
Depuis le 17 mai 1927, après le don de Monet à la France en 1922. Détails sur les Nymphéas de Monet.
L'Orangerie fait-elle partie du musée d'Orsay ?
Administrativement, oui, depuis 2010. Ce sont deux musées distincts, à 15 minutes à pied, avec un billet jumelé. Voir Orsay ou Orangerie.
Qu'est-ce que la collection Walter-Guillaume ?
Les 146 tableaux réunis par le marchand Paul Guillaume, vendus à l'État par sa veuve Domenica Walter et exposés depuis 1966. Voir les artistes exposés.